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Dimanche 29 mars 2009
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communiqué de presse


Rennes, Roazhon

le 29 mars 2009


imageRéunification administrative de la Bretagne:

halte à la démagogie politicienne!



Le châtelain Dominique de Legge de Kerléan, du haut de sa particule, s'autorise à délivrer des leçons de courage et de démocratie (cf. ses propos rapportés dans l'édition du 28 mars de Ouest-France). Les Bretons jugeront si le courage en politique consiste à faire carrière dans le confort douillet du cabinet du maire de Paris et des cabinets ministériels ou à se battre depuis 25 ans, dans le contexte d'un Etat jacobin, pour l'idée d'une Bretagne autonome. Ils jugeront aussi si la démocratie consiste à travestir les faits pour tenter de se faire valoir.


Sur la forme, la motion que D. de Legge a déposée devant le Conseil régional de Bretagne le 27 mars était sans fondement juridique puisqu'elle demandait au président de notre assemblée de prendre seul l'initiative d'un groupe de travail composé de conseillers régionaux et de conseillers généraux de Loire-Atlantique. Le principe de non tutelle entre collectivités étant inscrit dans la Constitution, quand on veut qu'un texte soit adopté on fait en sorte que sa rédaction le rende juridiquement recevable... a fortiori quand on est un parlementaire.


Sur le fond du dossier de la réunification administrative de la Bretagne je rappellerai aux Bretons, sinon à Dominique de Legge qui en a une parfaite connaissance, les éléments factuels suivants:


  • jusqu'en 2004 le Conseil régional de Bretagne et le Conseil général de Loire-Atlantique, qui étaient alors dirigés par l'UMP, n'avaient entamé aucune démarche de rapprochement. Dominique de Legge, conseiller régional depuis 1998, le sait pertinemment. Grâce à la motion que le Conseil régional a adoptée en octobre 2004 et dont j'étais l'auteur, les deux collectivités ont mis en place au niveau de leurs exécutifs une commission mixte qui a produit des résultats probants: promotion touristique à l'échelle de la Bretagne unifiée, manifestations sportives intégrant désormais la Loire-Atlantique tels les Tours de Bretagne cycliste (1) et à la voile, promotion commune de la Bretagne (nouvelle Maison de la Bretagne à Paris, Saint-Yves, Breizh Touch...), actions à l'international (coopération entre collectivités bretonnes et galloises, Semaine de la Solidarité Internationale et Quinzaine du Commerce Equitable), valorisation du patrimoine ( canal de Nantes à Brest, projet d'une Route des Marches de Bretagne). Il faut aller plus loin, notamment dans les domaines de l'économie et de la jeunesse, et l'action de cette commission mixte ne saurait certes se substituer à la réunification administrative mais elle a le mérite de donner du crédit à cette perspective;


  • le 27 mars, quelques heures après avoir tenu leur conférence de presse « improvisée », Dominique de Legge et les élus de son groupe votaient contre la création du nouveau Conseil culturel de Bretagne, aux compétences pourtant élargies à tout sujet se référant à l'identité bretonne et dont la composition inclut explicitement des structures de Loire-Atlantique telles l'Agence culturelle bretonne et l'Université de Nantes;


  • si des divergences et des contradictions s'expriment à gauche sur le dossier de la réunification et je suis le premier à le déplorer, elle ne sont pas moins fortes à droite contrairement à ce que D. de Legge voudrait faire croire. Les deux chefs de file de l'UMP pour les prochaines régionales se sont exprimés contre la réunification, Roselyne Bachelot en Pays de la Loire et Jacques Le Guen en Région Bretagne (en dépit de sa présence chez le restaurateur Jacques Le Divellec le 10 février dernier), tout comme la sénatrice UMP de Loire-Atlantique, Gisèle Gautier. Quant à Pierre Méhaignerie, il plaide pour une fusion des deux régions administratives, à l'instar du Premier ministre Fillon qui n'est pas sans influence dans ce dossier;


  • la réunification administrative de la Bretagne n'est possible que par l'adoption d'une loi; or, le calendrier législatif est d'abord fixé par Nicolas Sarkozy. D. de Legge serait donc plus convaincant quant à la sincérité de son engagement récent en faveur de la réunification administrative s'il s'adressait publiquement au Président de la République, comme l'a fait Jean-Yves Le Drian, pour qu'il agisse dans ce sens. On attend toujours...


Il est certain que la réunification administrative de la Bretagne suppose un dépassement du clivage droite-gauche. Hélas, l'agitation démagogique de Dominique de Legge n'en prend pas le chemin. Les électeurs de la droite démocratique méritent mieux que cette pantalonnade.


Christian GUYONVARC'H

vice-président du Conseil régional de Bretagne

chargé des affaires européennes et internationales


initiateur et membre de la commission mixte

Conseil régional de Bretagne – Conseil général de Loire-Atlantique




christian.guyonvarch@region-bretagne.fr


christian_guyonvarch@yahoo.fr

06 07 69 54 74



(1) L'édition 2009 du Tour de Bretagne cycliste prendra son départ le samedi 25 avril à Nantes, quai Ceineray, devant le siège du Conseil général de Loire-Atlantique



Par Pétition pour la Réunification de la Bretagne
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Mercredi 18 mars 2009
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Source : Conseil régional de Bretagne / Kuzul-rannvro Breizh
Porte parole: Christian Guyonvarc'h
Publié le 18/03/09

RENNES/ROAZHONcommuniqué de presse Rennes, le 17 mars 2009


Réunification administrative de la Bretagne

réponse aux contradictions de Jean-Marc Ayrault



Jean-Marc Ayrault est un opposant à la réunification administrative de la Bretagne, c'est son droit. Dans le débat en cours sur la réorganisation des territoires il s'attache à préserver les intérêts de Nantes et de son agglomération; c'est son devoir et nul ne pourrait le lui reprocher. Pour autant l'entretien qu'il a accordé à Ouest-France (édition du 17 mars) laisse apparaître de nombreuses contradictions qui ne contribuent pas à éclairer ce débat.

S'il est bien vrai que l'efficacité d'une organisation territoriale « ce n'est pas une question de taille mais de compétences et de moyens », il est contradictoire de mettre en avant l'efficacité d'un land allemand, la Sarre, qui est à l'échelle de la Loire-Atlantique tout en qualifiant d' « étriquée » une Bretagne réunifiée de 4,3 millions d'habitants, soit la population de la Norvège ou de l'Irlande, et plus vaste que la Belgique.

Il est tout aussi contradictoire de brandir la « nantitude » (néologisme qui en étonnera plus d'un) et de laisser entendre que l'identité, quand elle est bretonne, aurait quelque chose d'infâme. Les entreprises de Loire-Atlantique qui adhèrent à l'association « Produit en Bretagne » ont depuis longtemps compris que l'identité bretonne était un vecteur de promotion incomparable, un atout pour aujourd'hui et pour demain.

Il est toujours contradictoire de prétendre unir les forces des villes bretonnes (Rennes, Nantes, Brest, Quimper sont citées) et vouloir maintenir un découpage régional imposé par l'Etat et qui prive ces villes d'un espace politique de concertation. Jean-Marc Ayrault aurait-il déjà oublié ce qu'il en a coûté à Nantes comme à Brest de ne pas avoir porté ensemble un projet de candidature commun pour l'obtention du siège de l'Agence européenne de sécurité maritime?

Enfin il est contradictoire de poser la question « les Nantais se considèrent-ils comme Bretons ou avant tout comme Nantais? » et prétendre qu'il serait « antidémocratique » de ne pas conditionner la réponse à la question « souhaitez-vous la réunification administrative de la Bretagne? » au vote des citoyens de territoires qui ne sont aucunement bretons. Poser la question de la réunification et organiser sa mise en oeuvre sont deux étapes distinctes qui ne peuvent pas engager les mêmes territoires. Dans une démocratie authentique c'est évidemment aux citoyens de la Loire-Atlantique de trancher la question de la réunification, librement. Le législateur a le pouvoir d'agir en ce sens en initiant un projet de loi qui organise une consultation populaire à l'échelle de la Loire-Atlantique, comme la Constitution (article72.1) le lui permet depuis 2003.


Christian GUYONVARC'H

vice-président du Conseil régional de Bretagne

chargé des affaires européennes et internationales

initiateur et membre de la commission mixte

Conseil régional de Bretagne – Conseil général de Loire-Atlantique ■

Vice-président du Conseil régional de Bretagne chargé des affaires européennes et internationales

Par Pétition pour la Réunification de la Bretagne
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Mardi 17 mars 2009
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Bureau Politique de l’UDB

Réunification

Déclaration de Saint-Herblain

Le 15 mars 2009


Le monde est entré dans une crise profonde et de longue durée. Cette crise s'inscrit dans un cycle de contractions qui risque de remettre en cause tous les acquis sociaux, politiques et culturels du siècle passé et de plonger le monde dans une nouvelle ère d'instabilité.


Face à ces enjeux, l'heure n'est plus aux jeux politiciens.


L'Union Démocratique Bretonne a toujours estimé que le problème des territoires était au centre de la question sociale, car c'est dans le cadre d'un territoire que se mènent les politiques publiques et que se combattent les inégalités. Pour être un véritable espace de solidarité et de démocratie, cependant, un territoire doit être plus que le pré carré de quelque grand féodal. Il doit former un trait d'union entre ses habitants, une communauté de destin unie par l'histoire, la culture et le sentiment d'un avenir commun.


C'est pour cela, et non par fétichisme historique ou linguistique, que l'Union Démocratique Bretonne réitère son ambition de voir la Loire-Atlantique s'unir aux autres départements bretons pour former une communauté de destin plongeant ses racines dans une histoire plus ancienne que celle de la plupart des états européens. Le sentiment d'un avenir partagé ne se décrète pas et on ne peut fonder une identité ni sur des petits arrangements politiciens, ni sur des campagnes d'autopromotion aussi dispendieuses qu'invisibles, ni sur des sondages biaisés. Le croire s'est se condamner à la médiocrité et à l'impuissance.


Pour mettre en place une véritable politique d'adaptation à la crise et au monde relocalisé qui en sortira, la réunification de la Bretagne est une nécessité absolue. Elle seule pourra mettre un terme aux luttes de clans et à l'agitation brouillonne qui se fait passer ici pour une politique régionale. Elle seule permettra aux départements de l'ouest de la France, en faisant éclater ce conglomérat désarticulé qu'on appelle les Pays de la Loire, de s'intégrer dans de véritables territoires et de cesser de n'être qu'une collection de vicomtés rivales, ce qui suppose une réorganisation globale de l'ouest de la France.


  • L'Union Démocratique Bretonne demande donc au gouvernement et au président de la République d'organiser, sur les cinq départements bretons une consultation populaire précédée d'un débat ouvert à toutes les forces politiques.

  • Elle demande aux députés et sénateurs bretons de mettre de côté leurs querelles partisanes et de déposer dés que possible une proposition de loi ou un amendement entérinant le retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne.

  • Elle demande aux responsables politiques de gauche comme de droite de s'élever au dessus de leurs intérêts de caste, de clan ou de courant et de ne plus faire obstacle, ouvertement ou de manière plus sournoise, à une réunification souhaitée par la population et que seule les intérêts d'une coterie partisane empêchent de devenir une réalité.



Par Pétition pour la Réunification de la Bretagne
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Jeudi 12 mars 2009
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Jeudi 12 mars 2009

La chose est désormais établie : la "grosse surprise" des résultats du sondage IFOP paru le samedi 7 mars dans Ouest-France se réduit au traitement très inhabituel et très anormal de la réponse "ne se prononce pas".

L'Union démocratique bretonne (UDB) diffuse aujourd'hui une Lettre ouverte à l'IFOP dans laquelle elle pose publiquement et tranquillement les questions auxquelles l'Institut de sondage n'a pas jusqu'ici apporté de réponse complète, précise et publiable. Lire la Lettre ouverte.

Lorsque l'IFOP aura répondu (avec l'aide de l'UDB s'il le faut) nous saurons comment la Sarthe, département attiré depuis toujours vers le Centre-Val de Loire et la région parisienne, voire la Normandie, peut se retrouver, avec 78 % de réponses  en ce sens, championne interrégionale de l'attachement aux Pays de la Loire ! Si tous ses sondés avaient répondu en Normands, le statu quo y aurait bénéficié d'un score encore plus albanais !

Un rapprochement a nourri les soupçons : il est représenté par le graphique ci-dessous :


Les colonnes bleues y représentent le pourcentage des sondés défavorables à la réunification dans le sondage TMO-Régions de 2006 effectué pour France 3 Ouest, augmenté du pourcentage de sondés sans opinion.

Les colonnes blanches représentent le pourcentage des sondés qui se prononcent en faveur d'une autre option que la réunification dans le sondage IFOP de 2009 : partisans présumés du statu quo ou de l'une des deux formules de fusion de régions proposée (ce choix n'était pas proposé en 2006).

On constate, dans chacune des circonscriptions, la parenté entre les deux grandeurs. La légère supériorité des colonnes blanches peut trouver une explication dans le fait que les partisans d'une fusion de régions  ne se sont pas partagés en 2009, comme ils ont dû le faire en 2006, entre partisans de la réunification, partisans du statu quo et indécis.  Cette fois, leur préférence pouvait être exprimée.

Les colonnes violettes représentent la part, à l'intérieur des colonnes bleues, des sondés "sans opinion" dans le sondage TMO de 2006, dans une définition particulière à ce sondage, qui intègre les sondés se prononçant à la fois pour la réunification et pour le maintien des Pays de la Loire (ce peut être une partie des sondés favorables à l'une des fusions de régions non proposées au choix cette année-là).

La proximité de taille des colonnes bleues et blanches dans chaque circonscription suggère donc fortement que les résultats du sondage de 2009 (colonnes blanches) intègrent en fait les sondés sans opinion, ou la quasi-totalité d'entre eux, parmi les partisans présumés du statu quo.

Ce que l'UDB demande à l'IFOP, c'est en gros : est-ce bien le cas ? et accessoirement : comment avez-vous procédé ?  Est-ce conforme à vos habitudes ?


Une chose est certaine : . Les anomalies relevées ne permettront sans doute pas de rétablir les "vrais chiffres" du sondage, mais la tendance est claire : ce sondage se situe en fait dans la continuité des précédents. Et les stupéfactions nées de nombreux résultats aberrants se dissipent.comme brume à midi.

"Le crise", un "réflexe anti-Sarkozy" ont pu jouer, mais pas dans les proportions supposées par certains.

L'heure va venir de penser aux centaines de milliers de citoyens blessés dans leurs légitimes aspirations ou caricaturés en partisans du statu quo, aux élus déstabilisés dans leurs convictions ou analyses, aux personnalités de toutes sortes qui ont cru pouvoir formuler un avis responsable sur l'évolution des populations, et qui ont en fait crédibilisé à leur insu des chiffres biaisés.

Il faudra réparer.


Michel FRANÇOIS.
Responsable de la commission Etudes et Réflexions
du Bureau politique de l'UDB.



Illustration : image Clipart.
Graphique : UDB.

par UDB Saint-Nazaire
Par Pétition pour la Réunification de la Bretagne
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Lundi 9 mars 2009
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Lundi 9 mars 2009

Après toute une série de sondages ces dernières années donnant en moyenne entre 65% et 71% d'opinions favorables à la réunification bretonne en Loire-Atlantique, la dernière enquête à ce sujet publiée dans les colonnes d'Ouest-France semble indiquer un renversement de tendance !


La crise économique et sociale (il y a plus important que le redécoupage territorial), le sectarisme politique (la gauche officielle rejette tout projet suspecté d'émanation élyséenne), l'opposition de quelques barons notamment du PS (le président de la région des Pays de la Loire, les maires de Nantes et de Rennes) ... il y a sans aucun doute quelques explications rationnelles à ce désintérêt soudain et tout de même très surprenant !


En effet, en 2006, c'est-à-dire voici moins de trois ans, le même institut de sondage sur le même sujet avait trouvé 67% d'habitants de la Loire-Atlantique favorable au retour de leur département à la région Bretagne. Et sur les mêmes bases, ils ne seraient plus aujourd'hui que ... 27% ! Même le journaliste d'Ouest-France s'en étonne et on le comprend, il y a une trop grande disparité des chiffres, on est loin de la marge d'erreur communément admise en matière de sondages ! Soit le résultat de 2006 était erroné, et avec lui tous ceux qui donnaient des chiffres équivalents, soit c'est le chiffre du dernier sondage qui ne correspond pas véritablement à l'état de l'opinion !


Quoi qu'il en soit, ce sondage ne change rien au fond de l'affaire. Au contraire, il rend plus que jamais nécessaire l'organisation, en Loire-Atlantique (c'est elle qui est avant tout concernée !) d'une consultation populaire comme le permet la Constitution ! Avec une question claire et un débat démocratique, notamment à la télévision, pour que chacun puisse développer ses arguments ! Il faut donner la parole au peuple, le seul apte à trancher ce genre de débat !


Ajoutons que les opposants farouches à la réunification bretonne devraient être les premiers à exiger un tel vote ! On pense bien sûr à Jean-Marc Ayrault et à Jacques Auxiette. Si on en croit ce dernier sondage, ils n'ont aucune crainte à avoir : ils remporteront ce vote populaire ! A moins d'avoir peur de la démocratie, ce n'est pas notre cas !


Georges Cadiou

Président de l'AEPB

Adjoint UDB au maire de Quimper

par Association des élus progressistes de Bretagne
Par Pétition pour la Réunification de la Bretagne
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